1

PDV Castiel.

Les habits enfilés, je pousse la porte de la salle de bain dont le tapis est encore humide et retourne dans la chambre de Luz, installée sur son lit en pleine position de réflexion intense. Elle lève les yeux uis sourit presque imperceptiblement.

— Il est parti, 'fin je t'apprends surement rien ...

— Hmm.

— Enfin bref. Y a que moi qui comprends pas du tout et qui s'inquiète de comment t'es arrivé là ?

Je soupire puis réponds ;

— Après tout ce que tu m'as raconté, limite je m'étonnerais même pas si j'avais des ... pouvoirs moi aussi.

Elle hoche la tête doucement.

Silence.

Putain. J'étais à deux doigts d'oublier. Finalement, je crois que je vais pas pouvoir le garder pour moi comme je pensais le faire.

 

2

[ : musique qui pourrait potentiellement résumer les sentiments de Castiel]

—  ... Ouais, mais...Quoi ?

Elle me sort de mes pensées, brisant le silence qui flottait.

— Tu sais, je pense pas que pouvoir se téléporter dans des salles de bain me soit vraiment utile.

— Ha. Ha. Je pense que ca n'a rien à voir avec tes véritables capacités, mais bon, j'en sais rien, hein.

Encore un silence gênant. Je me rappelle qu'un de ces points qui me faisaient aimer la compagnie de Luz était qu'on avait toujours quelque chose à se dire et que le silence était très rare. Là, il est quasi permanent.

— J'ai horreur de ca. Je sais pas ce qui s'est passé, mais je déteste ca, je finis par souffler.

— Ca m'enchante pas non plus, tu sais .... Enfin, on va essayer de comprendre ce qui s'est passé, déja.

— Parlons nous de la même chose, pour commencer ?

— Moi, je parle de comment t'es apparu d'un coup. Elle me regarde, étonnée.

Raté, Luz. Je parle de l'ambiance entre nous deux, moi.

— Je sais pas vraiment ce qui se passe, je murmure tandis qu'elle continue de me regarder, l'air troublée.

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— Je sais pas. Nos conversations sont ... Froides. Enfin bon, tu t'en fiches sûrement, je m'explique en haussant les épaules.

Oui, elle ne l'a même pas remarqué, je pense.  C'est juste horrible de voir ca, de voir que lui parler est ... Difficile maintenant. Je suis seul, sans l'être. Une fois encore, n'est ce pas ?

 — Mais non, pas du tout ! C'est juste que ... Je sais pas ... elle tente de se défendre, pas vraiment convainquante.

Je vois.

— C'est juste que je te cause des problèmes, j'ai pas envie que tu en aies à cause de moi ... Alors je prends des distances ...

Des distances dans les bras d'autres mecs, pas vrai ?

— Rien qu'en prenant des distances, tu m'en as causé des problèmes, je lâche d'un ton désinvolte. Depuis quand je suis un si bon acteur ? Pourquoi est ce que j'ai l'air si convaincu à l'extérieur ? Pourquoi est ce qu'à l'intérieur je suis totalement perdu ?

Soudainement, brisant un énième silence la sonnerie d'un portable retentit.

— C'est le mien ? Il fout quoi ici ?

— Je sais pas du tout, murmure Luz, les yeux dans le vague avant de les lever vers moi, avec un sourire las pour m'inviter à décrocher.

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— HELLOOOOOOO !

Je manque de lâcher l'appareil et tente de me remettre du hurlement qui rappelait vaguement un cri de guerre déguisé en salut amical. Un autre rire se fait entendre et la voix de Vanessa lance un salut enthousiaste avant qu'Axelle - oui, c'était bien elle - ne reprenne le téléphone.

— CALME TOI, TOI !

Sérieusement, même en tenant l'iPhone à bout de bras, je l'entends, cette tarée. Un rire hystérique suit puis elle enchaine : T'es où ?

Oh mon dieu, mais qui est capable de parler aussi fort ?

— Midnight Hollow, je crois.  Je lance un regard à Luz qui aquiesce.

— Midnight, sérieuuux ? Et pouquoi tu crois, t'es pas sur de là où t'es ?

— Nan mais rien, laisse tomber. Attendez, je vais trouver un moyen de rentrer.

— Okay, mais diiiiiiis !

— Laisse tomber, j'ai dit, je souffle avant de lui raccrocher au nez, exaspéré. Et ca se dit ornythorinque, huh.

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— Si tu veux partir le plus vite possible, y a le bus et plein d'autres moyens ... tente Luz, toujours installée sur son lit.

Je la remercie vaguement. Où on en était déja ? Ah oui. Silence. 

— ...

—  Bon, on va pas continuer comme ça plus longtemps, si ? Ca devient insupportable.

Luz s'est levée et s'est rapprochée de moi pour qu'on parle. Enfin.

—  Exactement. Alors, commence. T'as quelque chose à me reprocher, à me dire ... ?

—  Okay okay. L'autre jour, je ... Je sais plus quand tu m'avais appelé, mais Vanessa a pris l'appel à ma place parce que je pouvais pas répondre. Après ça, aussi loin que je m'en souvienne, tu m'as fait la gueule et on s'est pas parlé pendant deux bonnes semaines.

—  Je t'ai pas fais la gueule, elle répond, j'ai juste pas eu l'occasion de te parler, nuance. Puis j'ai des amis à la maison, en ce moment.

Des amis. Alors l'autre brun n'est pas le seul à ne pas s'en rendre compte. J'en ai marre.

— Mais toi, pourquoi tu n'as pas cherché à me joindre pendant ces deux semaines ?

— Est ce que tu irais spontanément appeler quelqu'un aors que, justement tu as toutes tes raisons de penser que cette personne t'ignore ?

— Et pourquoi tu pensais que je t'ignorais ? Parce que je t'ai pas appelé ? Donc, parce que je n'ai pas pris l'initiative de t'adresser la parole, je te fais la tête. Magnifique façon de penser.

— Il n'y a pas que ça, bordel ! je lance, beaucoup plus sèchement que je l'aurais voulu.

— Quoi d'autre, alors ?

— Je commençais à ... Je sais pas, ressentir un truc et puis d'un coup j'ai vu ça, mais putain, tu faisais quoi là bas ? C'est quoi la logique ?

... Oh mon dieu. Mais tuez moi, lapidez moi, donnez moi une corde, c'est quoi cette phrase chelou, encore ?

Elle n'a pas l'air de comprendre et croise les bras.

— Et si je te dis bpîte, toi et l'autre pervers ?

Ca y est. C'est sorti. 

Il y a un petit silence, durant lequel Luz palit.

— ... Oh, je vois. Tu veux que je t'explique l'histoire de A  à Z ? Simple. Une amie m'a entrainée en boite, j'ai trop bu et j'ai fait la pire connerie de ma vie, enfin en tout cas, c'est comme ça que je le considère. Maintenant, je vois pas en quoi ça te gêne, c'est ma vie privée.

Je ne sais pas comment réagir. Alors je reeste impassible puis décroise mes bras avant de me lever.

— Si tu prends les choses comme ça, c'est que je me suis trompé. C'est pas grave, après tout.

Ouais. Pas grave.

— Trompé sur quoi? Parce que je dois touuut te dire de ça ? Tu aurais aimé que je me ramène encore chez toi, à chouiner de tout et de rien ? J'ai réalisé que j'appelais toujours au secours, t'es pas mon chevalier servant. Après, si tu crois que j'allais te raconter ce genre de chose, j'ai pas l'impression que "en buvant un peu trop j'ai perdu ma virginité oh là là" ça t'aurait passionné. Pardonne-moi d'avoir pensé que c'était pas ton sujet de conversation favori.

 — Tu as changé Luz. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais ce changement, je ne suis pas sûr qu'il me plaise. Tu n'es...Plus la même, je murmure.

Mais que ...

Il y a un silence glacial et elle me regarde avec des yeux ronds.

Luz, mais qu'est ce que je viens de ...  Je l'ai pensé, c'est vrai mais ... 

— Je n'ai plus envie de dépendre de qui que ce soit, c'est tout. Je t'ai déjà causé pas mal de problèmes et je n'ai pas l'intention de t'en causer d'autres.

Sa voix est froide devant mon visage toujours sans expression.

— Oh parfait. Dans ce cas, tu ne m'as jamais vu, jamais parlé, il ne s'est jamais rien passé entre nous. Oublie moi, dit-il d'une voix tremblante, sûrement les nerfs... Je n'aurais jamais du être ami avec toi. Ni ressentir quelque chose de plus que cette amitié.

— Attends, Cast'...

 

7

Elle se jette sur la porte pour me barrer le passage et me regarde dans les yeux.

— Je...Moi je...

Petit silence.

— Tu veux vraiment ça...?

— A toi de me le dire,  je réponds. 

— Ce n'est pas moi qui décide de ce que toi, tu veux.

— Si...Je décide de rester, ça n'influencera pas seulement ma vie, mais aussi la tienne.

— Très franchement, je tiens à toi et je ne veux pas que notre amitié s'arrête à cause de mes conneries, mais je comprends que tu ne veuilles plus de moi comme amie. Excuse-moi... Je suis tellement détestable...

Je m'empêche de tiquer. Elle finit sa phrase dans un chuchotement et baisse la tête. J'ai tellement envie de la prendre dans mes bras à ce moment là, c'est la vraie Luz, celle qui ne s'est pas enfermée sous une carapace, celle qui peut me remplir de joie seulement en me lançant un sourire.

— Tu n'es pas détestable. Seulement, je n'arrive plus à te cerner.

—  Je vois pas pourquoi...

— Tu étais ... juste différente des autres. Je ne te reconnais plus, en ce moment, c'est tout.

Enorme silence, et enfin, j'ai vidé mon sac.

—  Je te montre le chemin de l'arrêt de bus ? propose t elle soudain, en ouvrant la porte.

—  ... Hmm, merci.

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L'ambiance est pesante sur le chemin, puis Luz se décide à dire après une dizaine de minutes.

— Et je ne vois pas en quoi j'ai tant changé.

—  Mon coeur n'accélère plus lorsque nous sommes dans la même pièce.

... C'ETAIT QUOI CA ?!

—  Sur ce,  la prochaine fois, Luz, je lui lance, troublé avant d'accélérer pour rattraper le bus qui est à quelques mètres, sans me retourner.

Je m'installe dans le fond puis colle mon front contre la vitre pour réfléchir un peu. 

 

 - PDV SMS de Castiel. -

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Voilouuuuuuw !

Reecriture d'une collab, cette fois ci encore, et j'ai enfin rattrapé mon retard ! 

Pas grand chose à dire là dessus, si ce n'est excusez mes photos totalement lamentable, j'étais pressée par ... le temps. hum xD

N'oubliez pas de prévenir en cas de faute, de répétitions, mes chouchouws ewe

Merci de m'avoir lue et à vos claviers ♥

 

Any /o/